Retour sur l’Assemblée Générale 2026

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Retour sur l’Assemblée Générale 2026

Paris- le 30 juin 2026 – Réunis à la Maison Nationale des Éleveurs à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle d’APIS-GENE, actionnaires, partenaires scientifiques et techniques ont dédié un temps d’échange et de réflexions sur les enjeux sanitaires des élevages de ruminants. Dans un contexte marqué par l’émergence de maladies, les interventions ont mis en évidence le rôle de la génétique comme levier stratégique pour les filières de ruminants, complémentaire des mesures de maîtrise sanitaire.

 

De gauche à droite : Hélène Gilbert (INRAE), Stéphane Joandel (APIS-GENE), Mickaël Brochard (Idele), Pauline Martin (INRAE), Marie-Pierre Sanchez (INRAE), Aurélie Courcoul (INRAE), Claire Rogel-Gaillard (INRAE) et Eric Cardinale (ANSES)

 

Cette Assemblée Générale était la première présidée par Stéphane Joandel depuis sa nomination. Autour d’une séquence animée par Claire Rogel-Gaillard, directrice scientifique adjointe Agriculture à INRAE, chercheurs, experts et représentants des filières ont partagé leurs analyses sur les perspectives offertes par la recherche pour renforcer durablement la résilience des élevages.

 

Une recherche tournée vers l’anticipation

« Travailler plus en amont et non en réaction ». Les interventions ont dressé un constat partagé : face à l’accélération des émergences sanitaires, la prévention doit désormais primer sur la réaction. Pour Eric Cardinale, Directeur Scientifique de la santé et du bien-être animal à l’ANSES, l’évolution du contexte sanitaire mondial, européen et français impose de renforcer les capacités d’anticipation en s’appuyant sur la recherche et sur des partenariats solides entre acteurs publics et privés. Un enjeu majeur pour préserver la compétitivité des filières d’élevage françaises et maintenir la souveraineté alimentaire. Aurélie Courcoul, Cheffe adjointe du département Santé Animale d’INRAE, a souligné la nécessité d’une approche collective, territoriale et fondée sur une meilleur « dialogue des données » afin d’améliorer les dispositifs de surveillance et d’anticipation.

 

La génétique, un levier de progrès durable

Les travaux présentés au cours de cette matinée ont illustré les avancées de la recherche en sélection génétique appliquée à la santé animale.

En s’appuyant sur les résultats obtenus dans les programmes de recherche antérieurs, par exemple consacrés à la susceptibilité la paratuberculose, Marie-Pierre Sanchez, co-animatrice de l’équipe GBoS d’INRAE et de l’UMT eBIS, a rappelé que la sélection génétique permet de sélectionner des animaux plus résistants à des pathologies ciblées, générant ainsi un progrès durable et cumulatif.

Les recherches se poursuivent également sur les caractères liés à l’immunité globale. Pauline Martin, chercheuse à INRAE, a présenté plusieurs projets visant à mieux comprendre les mécanismes de réponse immunitaire des ruminants. Si ces travaux ouvrent des perspectives prometteuses, ils nécessitent encore d’importants volumes de données avant le développement d’outils pour aboutir à un possible usage en génétique.

 

Méthane 2030 : les premiers résultats du programme filière

L’Assemblée générale a également été l’occasion de faire un point d’étape sur le programme filière Méthane 2030, pour lequel APIS-GENE assure pour la première fois le rôle de porteur. Mickaël Brochard, directeur du département Génétique et Gestion des Populations de l’Idele, a présenté les premières avancées scientifiques de ce programme lancé il y a deux ans. À l’heure où les premiers résultats deviennent disponibles, un nouveau défi s’ouvre : transformer les connaissances produites en outils et références facilement appropriables par la profession.

Mutualiser les compétences pour relever les défis de demain

En conclusion de cette Assemblée générale, Stéphane Joandel a réaffirmé la vocation d’APIS-GENE à fédérer les acteurs de la recherche et des filières autour des grands enjeux de l’élevage.

« Soyons collectifs ! Les défis sanitaires auxquels nous sommes confrontés appellent une mutualisation, des compétences, des données et des moyens, pour conserver notre agriculture française. »

À travers cette Assemblée Générale 2026, APIS-GENE confirme son ambition de faire de la recherche partenariale un moteur d’innovation au service de la santé animale, de la résilience des élevages et de la compétitivité des filières françaises.

 

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